Bonjour à tous, alors moi c'est Tony, 20 Ans un peu plus de 6 années d'expérience de forum Rp Saint Seiya et heureux de venir (tenter) me joindre à cette communauté. Pour ceux qui se poserait la question, j'ai découvert par hasard sur Google ce forum en faisant une recherche sur le manga. Donc passons aux choses sérieuses, ici je souhaiterais incarner Thésée le Chevalier d'Or du Lion, survivant de la dernière Guerre Sainte. Normalement, je ne suis pas trompé au niveau du BG, n'hésitez pas si j'ai fait une erreur. Bonne continuation à tous.
Post RP:
La pluie tombait sur le champ de bataille. Le fracas des combats résonnait encore dans ce lieu maintenant marqué et qui resterait à toujours dans les mémoires des survivants. Le sol était jonché de cadavres. Le macabre chemin rouge dessinait la voie de la rédemption. Chaque camp allait pleurer ses morts, les veillées funéraires ne faisaient que commencer.
Assis sur une colonne brisée, le Lion d'Or mélange ses pleurs aux larmes des cieux. Son armure d'habitude si étincelante reste mat comme sans vie. L'Or souillé d'hémoglobine n'a plus le même éclat, la même prestance. Alors comme accompagner la tristesse du Chevalier, la pluie tente de laver sa protection divine. Exténué, plus aucune once de Cosmos n'émane de son corps. Ainsi dénué de pouvoir, il ne peut que subir à l'instar du plus basique des mortels.
D'un revers de la main, il tente en vain d'essuyer ses yeux. Il lève alors la tête et observe le champ de bataille. Il aperçoit au loin quelques compagnons sains et saufs tandis que d'autres succombent sous leurs blessures. Il aura fallu tant de décès pour la bataille cesse. A l'instar des humains, les Dieux assoiffés de pouvoir, ont l'ambition débordante. Cette volonté d'extension mêlé au conflit d'idéaux différents à mener leurs serviteurs à leur perte.
La pluie est douce, le contact de l'élément liquide sur sa peau réconforte quelque peu le Guerrier. Il ne devrait pourtant avoir aucun remords, il n'a fait que son devoir : protéger sa Déesse et son Royaume. Une personne de son rang ne devrait s'apitoyer, tuer quelques ennemis pour le bien de tout un peuple voilà une noble cause. Ainsi donc, il porterai bien son nom : Chevalier.
Pourtant un élément manque cruellement : la foi. Le Lion d'Or a perdu son sens d'équité, il ne sait plus ce qui est bon ou mauvais. Comme perdu, il cherche de son œil valide. En plus de l'avoir marqué au plus profond de son âme, cette Guerre dite Sainte l'aura donc touché physiquement. Pourtant, il n'en a que faire, il aurait préférer laisser sa vie pour sauver plusieurs de ses compagnons.
Il pouvait déjà sentir le Cosmos rayonnant de sa Déesse réchauffer son cœur et son corps. Il regarda les Chevaliers valides et se rendit compte qu'il en était de même pour eux. L'heure était au repos, chacun devait panser ses blessures et récupérer des forces. Par faiblesse et peur de décevoir, il ferma son cœur au Cosmos de la Déité. Il préférait rester seul plutôt que d'affronter les regards.
L'envie n'était plus là. Son armure lui paraissait si lourde. Lui, qui parmis la hiérarchie des Chevaliers symbolisait le courage et la détermination, n'en n'était plus pourvu. Elle le sentait, il n'avait plus la foi. Alors d'elle même, elle se détacha de son corps pour venir, à ses pieds, se reconstituer sous sa forme primitive. Il caressa la tête du Lion doré comme s'il s'agissait du plus banale des animaux de compagnie.
C'est par cet acte qu'il la remerciait de l'avoir finalement si bien protéger. En effet, à part des blessures superficielles, il n'avait rien. Il la regarda une dernière fois et murmura un "Merci" qui sonnait comme un adieu. Alors, celui qui portait il y a quelques instants le titre le plus honorifique, tourna le dos à tout ce qu'il connaissait puis disparu derrière une colline suivant le chemin opposé à la lumière.
Plusieurs années avaient passé. Dans une maison d'une petite ville du sud de l'Afrique, un Homme agité dans son sommeil tente de trouver la rédemption. Des gouttes de sueurs perlent son visage, les draps sont trempés. Des gémissements sortent de sa bouche. Soudain, il se redresse d'un bond, le visage bordé de larmes puis retombe comme inconscient sur le lit humide, finissant par s'endormir.
Le jour se lève, marquant ainsi le début d'une nouvelle journée. La porte s'ouvre laissant le soleil généreux d'Afrique pénétrer dans l'habitation. Seulement vêtu d'un pantalon, notre Homme adossé contre un pan du mur observe mélancoliquement le décor merveilleux qui s'étend sous ses yeux. Il avait erré, au gré des journées, afin de trouver une nouvelle terre d'asile. Le hasard l'avait conduit dans cet endroit reculé, au beau milieu de la savane. Ainsi le fauve l'attirait toujours. Le Roi des animaux s'était trouvé un nouveau territoire.
Au soleil, les stigmates de son passé de Guerrier luisaient. Maintenant simple fermier, il vivait du moins il subsistait loin des idéaux divins. Les gens l'appréciait tout en ne connaissant rien de cet mystérieusement apparu il y a cinq ans. Pourtant, son esprit resté à vif. Chacune de ses nuits étaient hantés par les spectres des morts de cette nuit-là.
Il était méconnaissable. Ses cheveux avaient poussés et ressemblaient désormais à une crinière brune. La large balafre tranchant son œil droit cassait son harmonieux visage. A force de rester au soleil, sa peau avait brunie ce qui tranchait avec le bleu profond de son œil encore valide. Depuis cette bataille, il s'était jurer de ne plus user de son Cosmos afin de vivre comme tout humain normal. Pourtant, il pouvait sentir son énergie fluctuer en lui. Il tentait de la dissimuler comme il le pouvait.
Après avoir retourné la terre pendant plusieurs longues heures, il jugea bon de faire une pause. Alors il s'allongea sur un banc et ferma les yeux. Il se surprit à s'assoupir. Le monde autour de lui s'écroula laissant place au néant. Nu, il flottait sans pouvoir se mouvoir. Des cris de peur et de désespoir s'élevèrent alors de ce monde virtuel. Ils étaient si forts et si intenses que ses tympans agonisaient. Alors des images apparurent, il vit des terres dévastées, des maisons brulées, des cadavres. L'horreur immergea en lui. L'image se fit moins flou, laissant apparaître le bourreau de cette condamnation. Un Homme en Armure rougeoyante dominanit le massacre, un large sourire s'inscrivant au milieu de son visage.
L'enchaîné reconnu alors la protection dont l'inquisiteur disposait. Il y a longtemps, il avait eu la chance d'accéder à l'enseignement du Sanctuaire sacré. Après un temps de réflexion, il n'avait plus de doute. Ces Hommes étaient les fidèles du Dieu de la Guerre : Arès ! Ainsi, il comprit qu'une nouvelle ombre planait sur la terre des Hommes. Il ne pouvait laisser cette vision repartir comme elle était venue, sans réagir. Pris d'une rage folle, serrant des dents, son œil unique flamboyant, son Cosmos se déchaina, s'élevant comme un rugissement.
Alors sa prison invisible se déchira et il se réveilla en sursaut. Il s'assit, prenant sa tête entre ses mains. Il en était sûr, cette vision ne pouvait être une coïncidence, Athéna lui avait envoyé un message de détresse. Elle avait visiblement besoin de lui. N'avait-elle pas une nouvelle génération de Chevaliers à sa disposition? Tant de questions martelaient l'esprit encore sous le choc de l'ancien Saint. Un nouveau but se dessinait à l'horizon. Il devait protéger les nouveaux Chevaliers de cette probable Guerre Sainte afin d'éviter à toute Homme la torture qu'il subissait chaque jour.
Que ferait-il sans Armure? Il n'en savait rien, peut-être que son corps serait sa seule protection dans cette bataille. Il n'en avait que faire, il n'avait que trop vécu de toute façon, il se jetterai à corps perdu dans un combat qu'il croyait clos. Il s'habilla alors, ferma la porte comme s'il allait revenir bientôt même si son cœur lui disait le contraire. Il regarda la savane avec son peuple et ses coutumes si particulières puis fit volte face prenant la route du Sanctuaire jadis son ancien territoire.
Soudain, un rugissement si puissant que le sol en trembla retentit derrière lui. Il se retourna rapidement et vit alors que rien ne se dressait sous son regard. Alors un éclair, déchira les cieux et vint s'écraser à ses pieds. La poussière se dissipa laissant apparaître un animal. Quand tout fut clair, il remarqua que ce qu'il avait pris pour un simple animal était en fait un totem. Cette apparition, il la connaissait bien puisque c'était sa vieille amie. Bien que différent, il s'agissait bien du Lion d'Or antique, source de son pouvoir passé.
Elle paressait encore plus majestueuse, plus imposante que dans ses souvenirs. L'Or original n'était plus la seule couleur qu'arborait cette Armure. En effet, l'Or blanc était également présent. Ses formes avaient changés mais au final il 'agissait de la même. Sa main s'approcha comme poussée par l'instinct et caressa comme jadis le crâne du Lion protecteur d'Athéna. Alors, elle se disloqua et vint recouvrir son corps. Les éclairs déchirèrent les cieux, se concentrant en un seul point : sa position. Il irradiait de pouvoir comme dans l'ancien temps. Il pouvait sentir le sang d'Athéna elle même au travers de cette Armure. Ainsi, il n'était plus un Chevalier d'Or mais encore plus que ça. Une larme coula, remerciant la Déesse de lui confier à nouveau un pouvoir capable de défendre la population.
- Athéna, pardonnez-moi d'avoir douté. Thésée, le Lion fidèle rentre au Sanctuaire...
Un flash illumina les alentours. Le Lion n'était plus là, il courrait après le passé.