Eros du Cancer Chevalier d'or Céleste du Cancer


Nombre de messages: 276 Race: Demi-Dieu Date d'inscription: 01/01/2010
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 | Sujet: Histoire d'Eros du Cancer ( Petite Enfance ) Ven 1 Jan - 14:27:17 | |
| Le jeune Eros est né un trente et un octobre, il était minuit et le ciel était vierge de tout éclat puisque ni la lune et ni les étoiles ne scintillaient alors, cela était certainement de mauvais présage, mais personne n'y avait prit gare, trop occupé autours de la mère qui avait accouché d'un enfant mort né. Il n'y avait pas eut de cri, pas eut de pleurs et ce n'est qu'après une longue et insoutenable attente qu'enfin la flamme de vie s'était ravivé dans le petit corps, quelques secondes plus tard naquit le frère jumeau d'Eros quant à lui plus chanceux, comme si la lumière avait reprit un instant sa place parmi les ténèbres, lui était un bonne santé, lui avait vigueur et chance en tout cas c'est ce qu'il resta dans l'esprit de ses parents, un malheureux destin devait s'ouvrir à lui. La sentence était tombée, comme un couperet pour le couple, mais heureusement si Eros était né avec une malformation alors qu'on n'était pas certains qu'il en ressorte, son frère était sauf et toute l'attention des parents s'étaient reportés sur lui pour oublier l'échec de leur ainé. Le père était rentré chez lui, avec le jumeau persuadé que le premier des ses fils était trop frêle, qu'il n'allait pas survivre à l'opération qui l'attendait et qui avait pour but de retirer la tumeur présente près de son cœur, une tumeur qui se trouvait si près du cœur qu'on pensait que la malchance et la mort allaient bientôt avoir raison de lui.
Il se passa alors quelque chose d'inattendue... Cette petite chose, frêle, chétive, à l'avenir précaire se révéla pleine de vie, pleine de force, l'avenir n'était pour lui pas si sombre que cela et bien vite alors que cela ne semblait pas possible la maladie qui le rongeait disparut.
Pour le reste, Eros était issu d'une famille de la noblesse Grecque affilié à la couronne. Il fût élevé dans le respect du code familial ainsi que dans la tradition, un mode de vie particulièrement strict qui allait faire de lui un être fier et combattant. Son père apprit à Eros ainsi qu'à son frère l'art ancestral du combat, un art mainte fois millénaire. Il était loin de l'image du père aimant, à tel point que les deux jumeaux le haïssait par dessus tout, il était leur maitre et leur relation s'arrêtait là! En revanche leur mère était une femme resplendissante, douce et généreuse, une personne aimante et compatissante envers ses enfants. Elle était leur rayon de soleil et quand après une longue journée, ils devaient affrontés le regard froid et dur de leur père, un sourire de celle ci parvenait à faire oublier la pénurie de tendresse quotidienne, le gant de velours qui parvenait le soir venu à faire oublier aux deux frères la main de fer. Le Destin semblait clément envers la petite famille pourtant quelque chose changeait jour après jour, puisque peu à peu le sourire de leur bien aimée mère flétrissait, rongée par un mal incurable. Et lorsque les deux enfants eurent quatre ans, la mort eut raison d'elle. Elle s'éteignit, laissant un grand vide dans leur cœur des siens, mais le mal n'allait pas s'en arrêter là, puisque bientôt ce fut au petit frère qu'il s'en prit, lui qui n'avait jamais été malade, lui qui était le plus vigoureux dépérit tout comme sa mère l'avait fait. Sa mort survint deux ans seulement après leur première perte, il ne restait à présent plus que le père et le fils, le futur Saint céleste d'or du Cancer versa là ses dernières larmes. Il n'avait que six ans et pourtant c'était comme si son père avait décidé de venger l'acharnement du destin contre les siens en faisant de son seul héritier un futur grand guerrier. Les pires années de la vie d'Eros s'ouvraient devant lui, il ne lui laissa aucun répit ce qui ne les aida pas à se rapprocher, le père passait son désarroi sur son enfant, le fils faisait de son mieux, mais lisait dans le regard de son maitre que ce n'était jamais assez, le temps passait apportant épreuves sur épreuves. Les années qui suivirent, furent les pires de la vie du jeune enfant, le père allant jusqu'à lui imposé les pires supplices que même les plus valeureux combattant jeune adulte de l'époque ne passait qu'à leur 20ième anniversaire lors des cérémonies de passage à l'age adulte, il devait sans cesse prouver ses qualités guerrières et lors d'un entrainement particulièrement difficile le jeune Garçon dévoila pour la première fois son cosmos.
Une nuit, le père d'Eros entra bruyamment dans la chambre de son enfant, celui ci était couché et dormait profondément du sommeil du juste, l'hiver était rude et le froid mordant, Faeryos, tira sur le tas de couverture informe faisant apparaître un petit être qui se replia sur lui même ouvrant difficilement les yeux. L'obscurité n'était percé que par une mince bougie que portait son bourreau, ce n'était rien et pourtant il fut complètement éblouis, ce qu'il entendit fut une sorte de grognement qui ne prit un sens que quand il fut sortit, laissant son fils seul dans sa chambre.
« Lèves toi. Vite. C'est l'heure. »
Eros n'avait pas fait attention à ces paroles dénué de la moindre affection, il ne demanda pas son reste et s'étira rapidement, ses jambes étaient engourdies par le froid, il les frictionna une seconde puis prit son pantalon qui était posé sur une misérable chaise en bois. Il se frotta les yeux embrumé par le sommeil, puis sans attendre plus longtemps prit la direction de la sortie. Bien vite, il retrouva son père qui l'attendait à l'extérieur, il ne faisait pas encore jour, un vent rude et glaciale soufflait parsemé de neige qui tombait par intervalle, le jeune garçon regarda alternativement le ciel et son père. Il fit une grimace masqué, plusieurs personnes étaient rassemblés, habillés chaudement, leurs regards ne quittèrent pas l'enfant. Machinalement, celui ci avait porté ses mains sur ses bras et commença à les frictionner vigoureusement, le froid glaçait ses membres, des pieds à la tête, de tout ce qu'il avait enduré, jamais il n'y avait eu pire. Le silence était pesant et Eros n'avait qu'une volonté, que cela se termine au plus vite, c'est alors que son père prit la parole, s'adressant à l'assemblée.
« Si je vous ai réunis, c'est pour assister à la cérémonie de passage dans l'age adulte de mon fils. »
Des murmures effarés s'élevèrent du groupe, mais personne n'eut son mot à dire, les regards envers le jeune homme avait changé, il n'y avait plus rien d'hostile, pour la plus part on pouvait lire de la compassion. Mais le regard du père fit taire toute remarque, lui était déterminé et personne n'oserait remettre cela en cause.
« Dans quelques heures, si il survit, Eros sera un homme. »
La voix de Faeryos avait été aussi tranchante qu'une lame, aussi précise qu'un coup d'épée, il n'avait pas eu un regard pour son fils, aucune compassion, aucune pitié. L'enfant lui n'avait pas bronché, ce n'était pas la peine et puis il avait l'habitude à présent. Son regard s'était assombrie, chaque mot que prononçait cet homme qui était son père lui écorchait les oreilles, il le haïssait en tant qu'homme; tous les hommes étaient à ses yeux des monstres qu'il fallait détruire. C'était donc pour cela qu'ils étaient venue deux jours auparavant dans cette maison secondaire qu'ils possédaient dans les contrées gelée du Nord, à l'abri des gênants, dans les montagnes boisées, un rictus apparu sur son visage quand arriva quelque chose auquel ils ne s'attendaient pas, ni lui, ni son père.
« Mais... Faeryos, ce n'est qu'un enfant. Il est bien trop jeune et cette épreuve est bien trop ardue pour un enfant de son age. »
La remarque venait de la petite assemblée, l'homme, un petit être ventripotent, parut soudainement très mal à l'aise et tenta de se dissimuler derrière plus grand que lui, mais malgré cela, il pouvait sentir le regard perçant du père se poser sur lui avec dédain.
« S'il échoue à cette épreuve cela voudra signifier qu'il n'était pas digne d'être mon fils. »
Il marqua un silence, plus personne n'osa parler, ni même respirer, c'est alors que le père s'adressa au fils sans pour autant poser son regard sur lui.
« Montre toi digne de ton héritage. Ne reviens qu'au coucher du soleil, ou ne reviens pas. »
A ces mots, un serviteur apparu de nul part, petit et rabougrie à force de courber l'échine, il n'eut pas un regard pour les êtres présents, s'approcha de l'enfant et attacha un morceau de viande fraiche à son pantalon. Une fois cela fait, il s'inclina et disparut dans la pénombre tout comme il était apparu, le père fit un pas vers son fils, peut être certains auraient ils vu là un élan paternel, mais ce n'était pas le cas, il tira sur l'attache afin d'être certain que le morceau ne se détacherait pas puis reprit sa place.
« Vas maintenant. Fais honneur à ton sang. »
Un frisson parcourut l'échine du jeune homme, mais celui ci n'avait rien avoir avec le froid mordant, son père avait posé son regard sur lui, dans ses yeux luisaient les reflets de la lune qui était apparut derrière l'ombre d'un nuage, il n'y avait pas d'amour, pas de fierté, pas d'espoir. La seule chose qu'Eros y lut ce fut la déception. Le jeune garçon fronça les sourcils, puis son regard se perdit dans le paysage recouvert de neige qui s'offrait à lui, jamais il n'avait vu autre chose dans les yeux de son père, jamais rien qui n'eut pu l'encourager à être celui qui l'attendait et pourtant Eros avait toujours fait de son mieux, il avait résisté en se disant que lorsque viendrait cet événement aussi important que son rite de passage, ce regard changerait, que finalement s'il le regardait ainsi c'était sans doute parce qu'il le considérait comme un petit garçon, mais aujourd'hui qu'il s'apprêtait à devenir un homme, ce regard était le même, celui qu'il avait toujours été. Le jeune homme comprit alors ce que serait son avenir, ce qu'il tentait de faire était inutile, jamais son père ne le regarderait avec fierté. Il serra le poing, cela n'était pas juste, serrant les mâchoire, il n'eut plus un regard pour son père, sans hésitation, il posa son pied nu dans la neige, il s'enfonça un peu dans la poudreuse, mais ne ressentit pas le froid, puisque même le blizzard, même le plus rigoureux des hivers n'était pas aussi glacial que son père. Il partit en courant puis bien vite disparut de la vue des hommes présent.
Eros avait courut, encore et encore, le vent s'était levé alors qu'il avait disparue derrière un monticule enneigé, il n'était pas entré dans la forêt dense, n'avait suivi que la rage qu'il avait au cœur et qui lui montait peu à peu aux yeux. Il trébucha sur une branche morte prise dans la glace et s'étala de tout son long dans une épaisse couche blanche. Son visage ressortit parsemé de flocons, il s'allongea sur le dos, des larmes coulaient sur ses joues, des larmes de haine tandis que le froid était redevenu une réalité, sa peau avait bleuie par endroit, il prit son pied entre ses doigts heureusement intacte. Assit, il serra les dents, ainsi à terre, il n'était qu'un enfant, un enfant de 8 ans qui n'avait jamais demandé qu'un peu de reconnaissance dans les yeux de son père. Il serra les dents, c'était de la rancœur qui coulait sur son visage, c'était de la haine qui animait son âme. Il s'était pourtant juré de ne plus jamais pleurer, mais ce n'était plus de la peine dans son regard.
Eros se laissa retombé dans la neige, son regard était plongé dans le ciel, un ciel noir, sans étoile, sans lune pour le guider, seul des flocons dérivant au grès du vent contrastaient, il ferma les yeux et se laissa aller, pendant un instant il avait grelotté ainsi à demie nu dans la neige, mais cela était terminé, il était bien, paisible, seule sa respiration et les battements de son cœur dérangeaient encore sa sérénité. La fin était venu pour lui, la délivrance, son salut, enfin la paix.
Le jeune homme qu'il était devenu se rapellait sans cesse de sa petite enfance de nombreuses maltraitances de son père, lui qui s'était mis à aimer la mort était devenu un Saint d'Athéna. Cette profonde introspection lui avait révélé ce qui fit de lui, l'homme qu'il était aujourd'hui en tant que Saint d'or Céleste. Bien du temps s'était écoulé depuis lle jours ou il avait du lutter contre une meute de loup affamé, un morceau de viande pendant à ses cotés, luttant pour sa vie... Bien du temps s'était écoulé depuis son entrainement sur une ile volcanique ou il avait du apprendre tant de chose afin de devenir ce qu'il était maintenant. Son regard se posa alors sur le coucher de soleil qui se dressait devant lui, un sourire aux lèvres contemplant la magnificence de l'instant.
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